Thursday, June 19, 2008

La fin d’une époque

Ca y est (presque), c’est fini (presque), je suis diplômée (presque).

Bon en fait il reste plein de choses à faire, je vous préviendrai quand ça sera vrai. Par contre je pourrai peut-être enfin aller voir Marie, coincée à Dublin City depuis trop longtemps et qui me manque sacrément. Sauf que je crois qu’elle rentre bientôt… Pfff.

Vrai changement : ça y est, Monsieur Y. a trouvé un appartement et va me laisser seule avec mes pieds froids d’ici la fin du mois. Horreur ! Je vais donc ressortir la bouillote.

C’est tout pour aujourd’uhi.

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Friday, June 6, 2008

Sexe, mensonges et journaux

L’histoire se passe en France, à une époque ou 140 000 divorces sont prononcés par an. Deux jeunes gens se rencontrent, s’aiment, parlent de ce qui est important pour eux, décident de fonder une famille.

 

À peine le mariage terminé, l’un des époux découvre que l’autre a menti sur un point que nous nommerons X. Or le couple en avait discuté, et pour l’un des époux c’était un point fondamental ; le conjoint a menti sciemment, affirmant que ce critère si cher au cœur de son époux était rempli. En le découvrant, l’époux demande le divorce.

 

Est-ce scandaleux ? Apparemment pas. Il y a eu mensonge, reconnu, sur un point qui a été clairement énoncé. Même pas par omission. Si votre chéri se révélait voter un parti qui vous donne la chair de poule après avoir affirmé l’inverse, ne vous sentiriez-vous pas trompé ?

 

Seulement voilà, la pomme de discorde est la virginité de la mariée. Et pire encore, les ex-époux sont musulmans. Alors la France entière s’empare de leur histoire, les journaux titrent qu’une musulmane est répudiée pour non-virginité, les associations hurlent à la régression, et ce n’est probablement qu’un début.

Apparemment, en France, la laïcité d’État est devenu une interdiction de religion. Et pour ceux qui ont le mauvais goût d’avoir une religion, il est également interdit d’avoir toute valeur non politiquement correcte.

 

Est-ce une insulte à la liberté de la femme ? À la laïcité de l’institution du mariage civil ? Faux débat. Si le problème avait été qu’elle sortait de prison, tout aurait été accepté. Je suis la première a affirmer que confondre virginité et pureté est ridicule, que la loi française doit prévaloir sur toute loi religieuse, etc. Mais si pour lui la virginité de sa femme est importante et que sa femme l’accepte, quel droit avons nous de lui interdire ?

 

Il y a des dizaines de causes plus urgentes pour faire avancer le statut de la femme. Si vous voulez savoir lesquelles, allumez votre télévision et regardez MTV pendant 15 secondes, ça devrait vous donner une idée… Si on arrêtait de confondre religion et valeurs, laïcité d’État et athéisme imposé, la protection de la femme et le politiquement correct ?

 

 

 

…s’il vous plaît ?

 

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Monday, June 2, 2008

En juin, tout vient à point

Pour fêter le beau mois de juin (comme dans les expressions “giboulées de juin” et “En juin, temps de chien”), j’ai décidé de vous faire suivre un lien.

Vous pouvez me faire confiance, ceci n’est pas du phishing :)

Vous pourrez donc admirer des photos de femmes nues avec des bébés et des chiens ici - non que ce soit vrai, mais il parait que c’est ce qui récolte le plus de clics, donc n’ayant aucune conscience je n’hésite pas. Accessoirement, ce lien vous indique que je ne seraipas souvent libre avant septembre 2010.

Champagne à suivre après rendu des mémoires (toujours relatifs au mois de juin).

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Wednesday, May 28, 2008

En mai, fait ce qu’il me plait

J’aurais probablement dû écrire ce message depuis bien longtemps… Seulement voilà, je n’avais pas le temps.

Oui, je sais, on vous l’a déjà servie, cette excuse. En fait, les premiers humains la sortaient peut-être déjà, j’imagine le dialogue d’ici…
-Groumph, tu devais nettoyer ces graffitis de mains que les enfants des voisins ont fait plein les murs de la grotte !
-J’ai pas eu le temps mon mammouth*, j’ai dû traire le dinosaure**.

Enfin bref, j’ai pas eu le temps, parce que en ce moment, j’apprends des tas de trucs, que j’écris des mémoires, et que dans mon temps libre je préparais mon examen passé lundi dernier. Vous savez, celui pour devenir interprète, tout ça.

Première bonne nouvelle : mes séances de PNL ont apparemment eu un effet. Ce qui est très drôle, c’est que le seul symptôme classique du stress que je n’avais jamais connu a remplacé tous les autres. ce qui est moins drôle, c’est que la bouche sèche, pour un oral, on a vu mieux. Par chance c’est passé assez vite.

Mais je saute les étapes. Car mes trente premières secondes dans la salle ont probablement été le moment où j’ai fait le plus d’effet au jury. Maman, je te dédicace ces lignes. Tes années d’effort ont porté leurs fruits. Ton éducation, celle-là même que je prends parfois (quand ça m’arrange) tellement à la légère, a fait rire mon examinatrice numéro 2. En effet, une fois entrée, je suis restée debout. Et le jury, occupé à regarder mon dossier, n’a rien remarqué. Jusqu’à ce que l’une relève la tête et s’exclame :
« Ho mais asseyez-vous ! Pardon, mais on n’a pas l’habitude que les élèves attendent qu’on leur dise pour s’asseoir…».
Reste à savoir si ça a été un avantage, parce qu’à leur place j’aurais probablement pris ça pour une gigantesque tentative de flagornerie.

Suivit une petite discussion. Voyant dans mon C.V. que j’avais fait une base de données terminologique en allemand sur le nucléaire, les deux germanistes me demandent où la trouver - nulle part, bien sûr, mais je peux leur envoyer. Ce qui fait de moi la seule élève à être sortie de l’examen avec les cartes de visite de deux examinatrices…
Décidément il ne manquait que le costume de groom et je pouvais leur lustrer les pompes. Mais je jure que les évènements furent fortuits.

Bon et puis il fallait bien passer l’examen un jour. Première épreuve, français vers anglais. J’ai été naze, messieurs-dames. Pas catastrophique, mais naze, oui. Il a fallu me relancer pour les deux derniers éléments. Retour : correction d’une maladresse linguistique et d’une déformation de sens. Peut-être que ça peut passer, je n’en usis pas sûre.
Puis épreuve d’allemand vers français. On m’annonce gentiment que ça va parler de la coupe de foot de l’Euro, et « Vous vous intéressez au sport ? » Ben non. La panique a dû se lire sur mon visage, car la deuxième me rassure : aparemment, il me suffit de savoir que la coupe existe pour m’en tirer. Pensée fugitive pour Yannick - sans toi je ne saurais probablement même pas que ça s’appelle l’Euro et je serais bloquée sur “le championnat de foot européen”.
Je coupe court au suspens : ça parlait de la rougeole, et ça je sais le dire (allez savoir pourquoi je sais dire rougeole, prophylaxie, vaccination, mais pas coupe de l’Euro).
Et j’étais assez contente de moi arrivée à ma dernière phrase. Seulement c’est pas moi qui juge, et le jury, quant à lui, a déclaré unanimement… rien du tout, hahaha, je vous ai bien eus. L’une a déclaré être satisfaite, l’autre a fait signe que oui, et la troisième était là pour les hispanophones. Je pris donc mes cliques et mes claques, réussit à sortir de la salle sans trébucher et entreprit immédiatement de me perdre dans les couloirs de cette fac inconnue, ça m’apprendra à repasser en boucle l’examen dans ma tête au lieu de regarder où je vais.

Finalement cet examen a été une grande première pour moi : fait unique, j’étais plus optimiste sur mes chances de réussite en en sortant qu’en y entrant. Et même si je ne suis pas prise, je n’ai pas honte de ma prestation***.

*La biche étant sous-évaluée car apportant moins de viande, bien entendu.

**Oui, je sais. Mais c’est tellement plus drôle comme ça.

***Enfin pas trop !

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Tuesday, April 15, 2008

Le téléphone pleure

Aujourd’hui, j’ai reçu deux coups de fil. Un de Stéphane qui voulait appeler Aurore.
Et un de Carine qui appelait sa mère.

Soyez sympas, si ça vous arrive, mentez-moi et dites moi que c’était fait exprès.

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Monday, April 7, 2008

Ultra-brève sans comptoir

J’ai gagné le droit de retourner à l’ESIT en mai.

J’hésite entre faire la danse de la victoire et me cacher sous ma couette de terreur.

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Friday, April 4, 2008

No title today, my brain has gone away

Avertissement : le message ci-dessous a été attaquée par une horde très très sauvage de parenthèses, allergiques, passez votre chemin.

Comme je n’ai pas écrit depuis très longtemps, je me suis dit que j’allais vous faire une petite liste (l’arme de secours de la bloggeuse sans imagination) de mes proverbes météorologiques revisités.

En janvier, révise ton lyonnais. Ou plutôt l’espèce de patois parlé par Monsieur Y., mélange de lyonnais, de djeunz, de geek et d’anglais vaguement francisé. Banave, c’est foupoudav pour le Bloudesiker.

En février, change de métier. Ben oui, moi je suis rentrée à l’ISIT pour faire de la traduction (j’étais jeune et naïve). Mais Madame M-B, elle, connaît le marché et sait que c’est Webmaster, le métier qui embauche. D’où les cours de SQL, communication visuelle et DreamWeaver qui occupent 90% de notre emploi du temps de traductrices.

En mars, pars à la chasse (de plus en plus approximatives, les rimes). A diplôme -6 mois, il parait qu’il est temps de songer à la suite dès évènements. J’hésite encore entre continuer mes études (il y a encore un mois je me serais coupé un orteil pour être admise en interprétation, mais l’heure est au doute), devenir traductrice qui s”emm**** pour un salaire de misère, mais un salaire ça tombe tous les mois, devenir free-lance mais c’est la panique, faire du marketing int– pardon, de la communication interculturelle, et partir dans un monastère bouddhiste. Et rock star, bien sûr.
Si ça peut vous rassurer, je passe aussi 25 minutes à choisir ma glace (cassis ou framboise ?), mes chaussettes (gris foncé ou noir ?), etc.
Actions concrètes : je me suis inscrite sur LinkedIn (mais je ne connais personne dessus (je résiste toujours à Facebook, n’insistez pas)) ; je songe (comment ça c’est pas concret ?) à préparer (un jour quand j’aurais du temps) mon site perso/pro sérieux pour faire ma com ; je surveille les annonces (32% du marché du travail, parait-il, le reste étant plus confidentiel).

En avril, découvre-toi de pleins de fils. Ça y est, le temps des déjeuners en t-shirt au parc est revenu, prions pour que ça dure.

Autres proverbes d’actualité :

-au boulot, traduis du porno (enfin pas moi, un collègue qui a traduit une liste de mots bannis des forums et a fait bien des découvertes allant d’ésotériques à … on n’a pas de mot pour ça, utilisez votre imagination).

-à l’ISIT, t’es l’élite (proposition de slogan pour notre directrice qui marche à l’ecsta, ou peut-être à la coke)

-bonne renommée vaut mieux que ceinture dorée : où comment j’ai accepté de donner des cours de Access aux quatrième années en échange de…de quoi, au juste ? Réponse dans la question.

-qui part à Dublin tombe dans le ravin.

Et pour faire bonne mesure, mes questions existentielles:
-Commet ça se prononce, Buechler ? Va falloir découvrir avant d’avoir la honte en étant incapable de prononcer le nom de ma sœur (Note pour aider Alice à mettre à jour ses fichiers : celle qui vit aux États-Unis, l’aînée donc)
-Est-ce normal de songer à ne plus se lever le matin juste pour voir ce qu’il se passe ?
-Qu’est ce que la dinde a fait ?
-Cesserai-je un jour de me torturer pour des choses que le reste du monde accepte sans ciller ?
-Est-ce qu’il reste du beurre ?
-Qui a peint le premier Déjeuner sur l’herbe de l’histoire ?
-L’œuf ou la poule ? Café ou thé ? Noir ou blanc ?

  Étantdonné que ça se dégrade de plus en plus vite, je vais fermer ce billet ici.

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Friday, February 8, 2008

Not really but not really not, either

Voilà, c’est fait.

Il y a quelques jours, j’ai envoyé un dossier de candidature à l’ESIT en leur disant que j’aimerais vraiment bien devenir interprète et que ça serait très chouette s’ils m’accordaient au moins la dérogation me permettant de me présenter à l’examen.

Maintenant… l’attente. Le poison de l’âme par excellence, attente inerte, vérification compulsive des emails, décompte des jours. Tout en sachant très bien que les inscriptions se clôturent le 15 cachet de la Poste faisant foi, et que, probablement, aucune réponse ne sera donc envoyée avant le 18 (pour laisser le temps aux courriers du 15 à 23h59 d’arriver), je vérifie nerveusement trente fois par jour sous mon boudin de porte qu’aucune lettre n’est coincée, cachée, honteusement dérobée à mes regards fébriles d’aspirante-examinée.

Jeux pervers d’un cerveau qui ne veut pas être déçu, j’accumule les statistiques inventées. Une chance sur deux qu’ils acceptent mon dossier, une sur quatre de réussir l’anglais, une sur cinq de réussir l’allemand, ça fait une chance sur quarante d’être acceptée. Une chance sur quarante…

Ha mais attendez, il y a une deuxième chance: l’ESIT. Alors là, c’est 90% de chances que le dossier passe, 1 sur 3 pour l’anglais et une sur 4 pour l’allemand, ça fait 3 chances sur 40, environ 1 sur 13, c’est mieux. Une chance sur 520 d’avoir les deux, mais une sur dix d’avoir un des deux. Oui, nettement plus engageant, comme statistiques.

Et voilà à quoi mon cerveau passe les trajets en métro, pendant que mes yeux font semblant de lire mes cartes de japonais.

Pour mettre quelques chances de plus de mon côté, je me suis décidée à aller voir un PNListe. Au bout de deux heures de lévitation du bras, j’avais certes une courbature, mais surtout même quand j’imagine le jury en train d’attendre la faute, je reste calme. Et pourtant, le jury de mon imagination…

Vous avez vu Oliver Twist par Walt Disney ? Le tribunal qui le condamne à mort pour avoir… je ne sais plus quoi, demandé de la soupe possiblement. Le juge, yeux de renard enragé et chicots noirs, la perruque de travers, qui abat son maillet en prononçant la sentence, prend des allures de lapinou rose à côté de la jolie dame bien habillée avec son sourire calme de mes cauchemars qui énonce posément que franchement, ça ne va pas être possible. Quel monstre, cette femme, tellement plus talentueuse, plus belle, plus tout que moi, avec ses dents pointues qui brillent de l’éclat ravageur de celles qui a le boulot que tu veux et va bientôt te voler ton goûter…

J’ai à nouveau cinq ans chaque fois que j’y pense. Est-ce que ça fait toujours cet effet, de vouloir quelque chose qu’on ne peut pas avoir ? Si c’est ça qu’on appelle l’envie dans la Bible, comment a-t-on pu en faire un péché ? Prenez-nous plutôt en pitié, quand nous regardons avec des yeux brillant un avenir auquel seuls quelques inconnus ont droit.

Insatiabilité ? J’ai déjà pu faire traduction, et je me broye encore le cerveau pour l’interprétation. Si encore c’était ma seule possibilité, mais même pas. Je peux faire, et aime, la traduction, la localisation, la conception de site Web, la gestion de projet, la terminologie, les crêpes, pardon je m’égare. Je peux même déjà faire de l’interprétation de liaison, et de toutes façons, si je n’ai pas l’examen je peux revenir dans 5 ans, ou partir le faire en Allemagne.

Seulement moi, j’ai la patience d’un enfant de deux ans. Non, c’est injuste pour eux, mettons d’un de six mois.

Alors il ne me reste plus qu’à l’avoir, ou à devenir rock star. C’est bien aussi, rock star.

P.S. Si le titre n’a rien à voir, c’est que je n’allais pas du tout écrire ça, mais que là, je n’ai pas d’idée de titre ad hoc.

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Saturday, January 19, 2008

Hello, le soleil brille brille brille

La sonnerie du réveil me vrille le cerveau. Déjà l’heure ?

Entre thé trop chaud et douche trop froide, je trouve le moyen de marcher sur un clou dépassant de la barre de seuil. Ma tartine brûle pendant que je renverse le lait sur le carrelage ex-tout propre.

Je me pince avec la porte, je suis - évidemment - en retard. Un pied sur le trottoir, première bonne nouvelle : j’ai évité une grosse mer déjection canine à quelques centimètres. Pas la flaque d’eau, cela dit.

Dans le métro qui pue - et que j’ai attendu dix minutes, vu que le samedi matin on n’est pas censé bosser -, petit miracle matinal : je finis mon chapitre en arrivant à ma station. Mais évidemment, j’oublie que l’entrée principale de l’école est fermée le samedi. Tour de paté de maison pour rien. Passage par “la catho” comme disent mes camarades à jupes plissées bleu marine.

Arrivée au jardin du couvent à traverser. Boueux, bien sûr, mais toujours vert, tiens. Je freine. Et ben quoi, je suis en retard, ils n’ont pas besoin de moi pour commencer le cours. Honteuse de cette pensée digne des bancs de la fac, je réaccélère juste pour mieux ralentir dix pas plus loin. Il faisait doux en fait, ce matin, je n’avais pas remarqué. Le nez en l’air, je profite du parfum de terre après la pluie.

Pour rétablir l’équilibre cosmique, je manque me prendre la porte du jardin en pleine figure, mais soudain je m’en fiche. Le soleil brille, les oiseaux chantent, et l’ascenseur fonctionne.

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Sunday, January 13, 2008

Au bonheur des âmes

Et bien voilà, ça y est, le nouvel an est passé, je peux donc poster des choses très belles et spirituelles sur mon blog au lieu de me sentir obligée de vous souhaiter la même chose que les autres, et que les années précédentes, du reste.

En fait, “spiritualité” étant un mot très difficile à prononcer sans bafouiller, je vais plutôt vous parler de mes différentes personnalités.

Depuis Noël et grâce vos très beaux cadeaux à tous, j’ai été (dans le désordre):

-un jeune japonais en quête de sa mère sous le coup d’une malédiction paternelle, en même temps qu’un attardé surdoué qui sait parler aux pierres

-toute une série de personnages fantasques, médiévaux, bizarres et au sang vert

-une femme adultère et un mari trompé petit fonctionnaire

-un médecin Arabo-Israélien, sa femme kamikaze, et la foule en colère

Sans compter mes personnalités habituelles, cyclothymique à petite échelle tour à tour euphorique et persuadée de finir mes jours le cerveau en compote, travailleuse acharnée et paresseuse décidant que finalement, se lever pour manger c’est trop d’effort, ne vivant bien que dans les livres et incapable de tenir en place, bref, moi même. Vous connaissez la chanson.

Du coté des nouvelles moins, enfin plus, voyez-vous, le radiateur patiemment réparé fuit à nouveau - cette fois c’est toute la soudure d’un des éléments qui cède, lentement mais sûrement. Apparemment, faire fuir les radiateurs en hiver est ma spécialité*. Et dire que je venais de faire faire réparer la chaudière au bord de l’implosion.

Autre nouvelle d’importance: l’ESIT, pas possible. Douze mois consécutifs de séjour requis dans un pays de langue B, or moi je n’en ai que 10+3, et en pays C de plus. Nouvelles à suivre de l’ISIT pour savoir si, peut-être…
Et encore: le CFA a, pour des raisons obscures autant qu’inexpliquées, retourné mon contrat avec la date de fin changée au 31 août, sombres histoires de date de fin d’année etc. Même chose pour l’autre apprentie entrée en même temps que moi, mais pas pour les deux autres entrées, pourtant, 7 jours avant, qui feront donc leur 12 mois, et nous 10 seulement. Allez comprendre pourquoi elles restent sans problème jusqu’à mi-octobre. Tête de ma chef en apprenant qu’il y allait avoir comme un hic… Enfin, cela ne remet pas en cause le contrat, mais je me sens malhonnête - et pourtant, ce n’est pas de ma faute - de leur voler ces deux mois.

And last but not least: les jours rallongent. Et ça, c’est important. Bien plus que Carla Bruni**, si je peux me permettre.

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*Oui, je sais, c’est logique vu que je ne les utilise pas en été, bla bla. On vous a demandé de me casser mon numéro de Caliméro ? Humm ?

**Comme tout le monde en parle, même le Courrier International pour signaler qu’eux n’en parlent pas, je me suis dit que pour faire sérieux il fallait mentionner notre gros amerloque de président. Voilà qui est fait. Je me sens tout de suite rentrer dans la catégorie des journalistes d’opinion, tiens.

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