Saturday, January 19, 2008

Hello, le soleil brille brille brille

La sonnerie du réveil me vrille le cerveau. Déjà l’heure ?

Entre thé trop chaud et douche trop froide, je trouve le moyen de marcher sur un clou dépassant de la barre de seuil. Ma tartine brûle pendant que je renverse le lait sur le carrelage ex-tout propre.

Je me pince avec la porte, je suis - évidemment - en retard. Un pied sur le trottoir, première bonne nouvelle : j’ai évité une grosse mer déjection canine à quelques centimètres. Pas la flaque d’eau, cela dit.

Dans le métro qui pue - et que j’ai attendu dix minutes, vu que le samedi matin on n’est pas censé bosser -, petit miracle matinal : je finis mon chapitre en arrivant à ma station. Mais évidemment, j’oublie que l’entrée principale de l’école est fermée le samedi. Tour de paté de maison pour rien. Passage par “la catho” comme disent mes camarades à jupes plissées bleu marine.

Arrivée au jardin du couvent à traverser. Boueux, bien sûr, mais toujours vert, tiens. Je freine. Et ben quoi, je suis en retard, ils n’ont pas besoin de moi pour commencer le cours. Honteuse de cette pensée digne des bancs de la fac, je réaccélère juste pour mieux ralentir dix pas plus loin. Il faisait doux en fait, ce matin, je n’avais pas remarqué. Le nez en l’air, je profite du parfum de terre après la pluie.

Pour rétablir l’équilibre cosmique, je manque me prendre la porte du jardin en pleine figure, mais soudain je m’en fiche. Le soleil brille, les oiseaux chantent, et l’ascenseur fonctionne.

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Sunday, January 13, 2008

Au bonheur des âmes

Et bien voilà, ça y est, le nouvel an est passé, je peux donc poster des choses très belles et spirituelles sur mon blog au lieu de me sentir obligée de vous souhaiter la même chose que les autres, et que les années précédentes, du reste.

En fait, “spiritualité” étant un mot très difficile à prononcer sans bafouiller, je vais plutôt vous parler de mes différentes personnalités.

Depuis Noël et grâce vos très beaux cadeaux à tous, j’ai été (dans le désordre):

-un jeune japonais en quête de sa mère sous le coup d’une malédiction paternelle, en même temps qu’un attardé surdoué qui sait parler aux pierres

-toute une série de personnages fantasques, médiévaux, bizarres et au sang vert

-une femme adultère et un mari trompé petit fonctionnaire

-un médecin Arabo-Israélien, sa femme kamikaze, et la foule en colère

Sans compter mes personnalités habituelles, cyclothymique à petite échelle tour à tour euphorique et persuadée de finir mes jours le cerveau en compote, travailleuse acharnée et paresseuse décidant que finalement, se lever pour manger c’est trop d’effort, ne vivant bien que dans les livres et incapable de tenir en place, bref, moi même. Vous connaissez la chanson.

Du coté des nouvelles moins, enfin plus, voyez-vous, le radiateur patiemment réparé fuit à nouveau - cette fois c’est toute la soudure d’un des éléments qui cède, lentement mais sûrement. Apparemment, faire fuir les radiateurs en hiver est ma spécialité*. Et dire que je venais de faire faire réparer la chaudière au bord de l’implosion.

Autre nouvelle d’importance: l’ESIT, pas possible. Douze mois consécutifs de séjour requis dans un pays de langue B, or moi je n’en ai que 10+3, et en pays C de plus. Nouvelles à suivre de l’ISIT pour savoir si, peut-être…
Et encore: le CFA a, pour des raisons obscures autant qu’inexpliquées, retourné mon contrat avec la date de fin changée au 31 août, sombres histoires de date de fin d’année etc. Même chose pour l’autre apprentie entrée en même temps que moi, mais pas pour les deux autres entrées, pourtant, 7 jours avant, qui feront donc leur 12 mois, et nous 10 seulement. Allez comprendre pourquoi elles restent sans problème jusqu’à mi-octobre. Tête de ma chef en apprenant qu’il y allait avoir comme un hic… Enfin, cela ne remet pas en cause le contrat, mais je me sens malhonnête - et pourtant, ce n’est pas de ma faute - de leur voler ces deux mois.

And last but not least: les jours rallongent. Et ça, c’est important. Bien plus que Carla Bruni**, si je peux me permettre.

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*Oui, je sais, c’est logique vu que je ne les utilise pas en été, bla bla. On vous a demandé de me casser mon numéro de Caliméro ? Humm ?

**Comme tout le monde en parle, même le Courrier International pour signaler qu’eux n’en parlent pas, je me suis dit que pour faire sérieux il fallait mentionner notre gros amerloque de président. Voilà qui est fait. Je me sens tout de suite rentrer dans la catégorie des journalistes d’opinion, tiens.

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