Nil novi sub sole
En ce moment je fais des trucs. Plein de trucs (sauf quand je me tourne les pouces).
En fait je ne fais rien, mais ça me prend vachement de temps.
D’abord je me suis découvert des talents humains, et ça je ne savais pas que j’en avais.
A l’ISIT je me suis portée volontaire pour chefdeprojetiser, vous le savez peut-être. Assez rapidement tout a dérapé : crises de nerfs, réclamations, gens qui râlent, boulot pas fait dans les temps… Quatorze personnes prêtes à me détester.
Et ben aujourd’hui ils avaient tous l’air content à la fin de la réunion. Pas prêts à m’épouser (ça tombe bien je suis trop chère pour eux), mais apaisés. Prêts à faire leur boulot. Je dirais presque que j’ai réussi à leur faire gober comprendre qu’on va y arriver, à rendre ce projet impossible un tantinet lourd.
Côté boulot, ça roule aussi. Bonnes évaluations, l’équipe semble contente de moi, je m’amuse bien – pas comme à Las Vegas un soir de grande marée, mais bien quand même. Encore que j’aimerai pouvoir râler sur des trucs qu’on m’impose et qui me semblent idiot, mais il parait qu’on n’est pas autorisés à traiter le client d’idiot. Triste, triste vie…
Côté perspectives… Je m’interroge. Comme tous les ans, me direz-vous, mais… Si j’avais tenté l’interprétation, après tout ? J’aurais peut-être dû travailler plus le japonais, aussi. Et si seulement j’avais davantage participé à la vie de l’école, je saurais où je vais aujourd’hui…
Car comme d’habitude, je ne sais pas ce que je ferai quand je serai grande (dans un an).
Mais…que je suis bête ! Je vais attendre que Charlotte devienne un grand écrivain à succès et elle me présentera à son éditeur qui me donnera du boulot dans la traduction littéraire ! Evidemment. Ou bien je peux épouser un riche. Ouais. Il parait justement que le roi du Shtrabant-Görbadeg cherche une épouse.