Tuesday, October 23, 2007

Love, actually

Comme c’est, en ce moment, la déprime pour tout le monde, j’ai décidé qu’au lieu de parler* de mon projet qui n’avance pas, de mon chéri que je n’ai pas vu depuis deux mois, de mes cours qui se trainent,  et de mes mains qui gèlent dès que j’arrête de bouger, j’allais balancer les petits cœurs roses et vous parler d’amour.

 

Et même d’amour à travers les âges (de la vie, pas de l’histoire. Le mot m’échappe. Je partage mes Carambars avec celui ou celle qui arrivera à me souffler l’adjectif que je cherche, qui se rapporte à l’histoire d’un individu par opposition à celle d’une population. Utilisé en linguistique. Rhaaaaaaaaaaa ça m’énerve ça !).

 

Revenons à Cupidon. L’amour, c’est quoi ?

 

5 ans : l’amour c’est Maman / Papa / la maîtresse d’école / les fraises Tagada

 

7 ans : l’amour c’est quand on est mariés et qu’on a des enfants.

 

10 ans : l’amour c’est pas quand on fait des chansons comme les Beatles, tu m’échange un calot boule de feu contre 3 œil de chat et deux agates ?

 

12 ans : l’amour c’est s’asseoir à coté de lui dans le car mais le traiter d’idiot moche dès que les autres filles en parlent**

 

14 ans : l’amour c’est beau, ça fait battre le cœur, ça donne envie de pleurer et c’est tabou.

 

16 ans : Ha ben l’amour, tu vois, c’est la communion, tu vois, la communion mystique entre deux êtres, quoi. Ca transcende l’individu, tu vois, on devient un esprit dans deux corps, tu vois.

 

18 ans : Bon vous me saoulez à parler que de ça sans arrêt, moi je pars finir mon étude du théâtre Shakespearien dans la perspective pré-saussurienne. Faut que je relise Roméo et Juliette. Et après j’irai au cinéma voir Shakespeare in Love. Pour le boulot, bien sûr.

 

20 ans : L’amour. Ca n’existe pas, l’amour. Tous des salauds, sauf mon père.. Nan, d’ailleurs même lui. Tous. Comme les politiciens, tous pourris jusqu’à la moelle. Je vais me faire nonne.

 

22 ans : Tiens si je parlais d’amour aujourd’hui sur mon blog ?

 

A suivre, bien sûr. J’ai pas l’impression que ça soit près de s’arrêter.

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*Et ça, ça s’appelle une prétérition. On se sent mieux de le savoir, non ?

**Une attitude qui ne disparaît pas nécessairement plus tard, d’ailleurs ;-)

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Monday, October 8, 2007

Communiqué express

 *A force de faire l’assaut du bureau de Mme B…, elle a décroché son téléphone et appelé mon entreprise. Le problème est réglé. Restent seules 56 formalités administratives mais le noeud du problème est résolu.

 

*La fille de la Junior Trad’ (N.B.: la boite qui me doit toujours 1800€) ne répond plus à ses mails. En prévision: assaut du bureau de l’ISIT pour récupérer ses coordonnées perso.

 

*Des projets ont été commandés à l’ISIT, pour lesquels on travaillera par groupes (2 groupes de trois sur mon projet). Je me suis portée volontaire pour l’être, seule l’une des filles ne m’avait pas répondu. Elle m’a dit ce matin qu’elle pensait qu’il y avait un CdP par groupe, et bien entendu qu’elle voulait le faire. Groumph. Etant donné que je ferai de la trad pure en entreprise j’aimerais garder cette occasion d’étoffer mon parcours. A suivre, comme d’habitude.

 

*Il a fait un temps presque estival tout le week-end à Paris. J’aime bien octobre!

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Wednesday, October 3, 2007

Paris, octobre 2007 -un film de Marcel Carné

Fin de journée, toujours un tourbillon de soucis en tête. Je me suis offert une promenade dans le vieux Paris pour tuer la soirée qui promettait de s’étaler sans fin dans la solitude d’un appartement bien fermé. Paris sait parfois si bien faire oublier cette nostalgie indéfinie que l’on ressent quand toutes les autres émotions se taisent.

 

Quai Montebello, je m’assis sur les marches menant à la Seine, avec une vue sur Notre-Dame que n’auront jamais ceux qui ne passent que sur le parvis, prennent trois photos et s’enfuient voir la tour Eiffel.

 

Ce soir, Paris s’étalait à mes pieds comme un décor de Broadway. Tout sentait le faux, le mensonge, le surfait. L’air nous susurrait que l’été n’en finissait pas, le ciel étalait son bleu layette en toile de fond des tours fraichement blanchies de Notre-Dame.

Fausses, elles aussi, un petit air de château de conte de fées. Devant moi, le Pont-au-Double exhibe sa rambarde de bois, comme importée d’un parc japonais. A ma gauche, en contrebas, la Seine, incroyablement verte ce soir. Paris est d’humeur à jouer avec les couleurs…

 

Les pavés gris courent à la Seine, mais la lumière qui baisse déjà balaye de l’or sur les marches et les murs de pierres jaunies des quais. Symphonie en vert et or des feuillages également, hésitant entre été et automne – reflets du soleil couchant sur l’eau qui coule paresseusement, baisant les pieds des murs dans un murmure amoureux.

Tout est faux, tout est beau. Même les touristes bruyants sont à leur place dans le ballet de couleurs et de sons qui se met en place sous mes pieds. Un peintre fou a pris possession de la Cité et d’un coup de son tendre pinceau transforme l’habituel en magique. Les couples semblent s’être passé le mot et s’arrêtent tous juste sous mon observatoire pour s’embrasser tandis que la nuit chasse l’or du couchant, et le froid la tiédeur du soir – me délogeant en même temps.

 

Mais mon chorégraphe est toujours là tandis que je remonte sur le pont, et sur le parvis le violoniste se met à jouer au moment même où je m’appuie sur la rambarde pour regarder passer un centième bateau-mouche. Je pose un pied sur le parvis, et la scène s’illumine – les projecteurs nimbent Notre-Dame d’une lumière fantomatique, faisant apparaître dans la pierre des reflets rosés en parfaite harmonie avec les buissons de roses devant lesquels je passe quelques secondes plus tard.

 

Puis le violoniste s’est tu, les touristes sont redevenus braillards, la Seine polluée, l’air froid.

 

Mais j’étais là et je le sais – ce soir, Paris s’est mise en scène, et c’était pour moi.

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Monday, October 1, 2007

I fought the law - and the administration won

Voilà, la rentrée est passée, je me remets donc à mon clavier comme promis (à moi-même, certes, mais comme je suis aussi la seule personne qui n’acceptera jamais aucune de mes mauvaises excuses…).

Tout d’abord, si je n’ai pas écrit depuis si longtemps, c’est parce que je me suis fait méchamment réprimander après mon dernier post [Qu’est ce que vous allez me faire ? Me coffrer pour déprimage de choucroute prohibé ?].

Bref. Petit bilan de la rentrée, mais désolée, vous n’échapperez pas à la dépression.

 

Alors, dans les points négatif, un seul, mais énorme.

Celles qui partagent mon école connaissent l’efficacité redoutable de son administration (mais si, rappelez-vous ! En 2001 un papier a été tamponné en moins de 6 jours !). Et elle a encore frappé.

A savoir qu’on nous avait dit que les entreprises nous accueillant en alternance devaient accepter de verser à l’école la taxe d’apprentissage (en plus de notre salaire, cela va de soi). ‘Mon’ entreprise avait accepté, et au moment où seule l’école doit encore signer le contrat, on nous apprend que si la taxe est trop basse l’entreprise doit faire un don à l’école. Sachant que la scolarité revient à 8500€ (ce dont bien entendu on ne nous a informées qu’une fois arrivées à ce point de l’histoire…), devinez quoi ? Ben si SDL ne veut pas, j’ai plus d’entreprise.

Et personnellement, j’ai comme des scrupules à rajouter des conditions longtemps après les négociations, à un moment où ils ont déjà signé le contrat et plus le temps de recruter quelqu’un d’autre. Leur forcer la main comme ça… et clairement fait exprès, puisque la “responsable des relations entreprise” ne nous a prévenues qu’une à une. Peut-être aurait-elle pu prévenir tout le monde quand elle s’est aperçu du problème pour la première fois ? Non ? Est-ce que par hasard elle chercherait à mettre nos entreprises au pied du mur ?

Donc manipulation complète. Ajoutez à ceci ce qu’ils ont dit à D*** (“tu n’as qu’à leur dire que c’est de ta faute, que tu avais oublié”)… plus le fait qu’ils nous prennent pour des connes (“Mais non Axelle, vous verrez tout se passera bien”. Cinq minutes plus tôt j’entendais la coupable discuter avec la directrice “Je ne sais pas ce qu’on va faire mais ça n’ira pas pour l’entreprise d’Axelle car blablabla”)… bref les relations sont meilleures que jamais.

Et tout cela présage fort bien de l’avenir, parce que même si SDL me prend malgré tout, ça va être sympa de travailler pendant un an avec un chef furieux qu’on lui ait forcé la main comme ça.

Et donc, j’ai deux semaines pour signer avec une nouvelle entreprise (je vais avoir besoin de l’Impossible Mission Force là, vu que les DRH en mettent quatre rien que pour répondre), ou bien 8500€ et passer en stage long (quelqu’un veut acheter un rein, très bon état, ou un foie, très peu servi ?).

Alors les filles, j’ai le droit de déprimer maintenant ? Tongue out

Le reste (positif, neutre, anecdotique etc.)

-Je l’ai fait ! J’ai contacté un praticien PNL. C’est hors de prix, je vous rassure tout de suite. Par contre l’ARCHE organise des week-ends de formation à l’autohypnose (right up my alley donc) à des tarifs presque raisonnables. Le thème que je préfère tombe à une date qui ne m’arrange pas, mais affaire à suivre.

-J’ai un correspondant japonais, qui, contrairement aux 12 précédentes (oui, que des dames) non seulement répond mais écrit plus souvent que moi. Presque trop ! Moi, jamais contente ? Je suis ravie, je ne sais juste pas quoi lui dire 

-Mon radiateur ne refuit pas.

-J’ai assisté à un cours de droit intéressant. Pour ceux qui ne le savaient pas, j’ai été traumatisée en première année de DEUG par une option obligatoire (sic) de « initiation au droit », pour lequel l’intervenant n’avait retenu que droit et pas initiation. Cette fois ça s’appelle « droit des NTIC » et c’est intéressant. Vraiment. J’ai même envie de faire mes devoirs !

-J’ai acheté des Speculoos, et j’ai découvert que c’est le gâteau idéal pour atténuer la brulure des épices (après un chili bien relevé). Faites le test c’est étonnant, sinon révolutionnaire.

-La RATP m’a envoyé un passe Navigo de remplacement en moins de 15 jours.

-Suite à une suggestion de ma sœur chérie (une des Exilées du reste), j’ai repris un peu d’espoir quant à la possibilité de faire un jour du littéraire. Une amie à elle proposait à des auteurs méconnus de les traduire, et apparemment ça a payé à la fin. Bon, évidemment, je ne sais pas par quel bout commencer, mais c’est juste parce que je ne connais que des auteurs connus ! Je savais qu’un jour mon inculture me tuerait ;) Suggestions bienvenues si vous avez des chouchous anglo- ou germanophones non traduits.

Voilà, c’est à peu près tout. Rendez-vous dans quelques jours pour découvrir si j’ai assassiné quelques membres de l’administration, décidé de devenir gourou ou encore décroché le contrat pour la retraduction du cycle de Dune en français (non franchement elle est nulle ;p)

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