Mesdames, Messieurs,
Bien le bonjour tout d’abord. A la demande de mon public, je reviens vous raconter les milles et unes catastrophes qui ne peuvent que parsemer la vie d’une grande distraite.
Je suis donc revenue du Japon il y a 4 mois, uniquement pour repartir immédiatement en Allemagne. Où je n’avais pas d’ordinateur à ma disposition, ce qui va évidemment me servir d’excuse pour ne pas avoir écrit.
Carnet de voyage, Allemagne, Part I.
Alors, l’Allemagne? Et bien, l’Allemagne…Précisons d’abord je n’ai vu que Cologne et ses environs.
Et que décidément, j’aime beaucoup ce pays. Mais j’y ai fait des découvertes à faire dresser d’effroi le poil de tout animal civilisé. Les Allemands, vous connaissez, ce peuple si poli, parfois tendant un peu sur le distant? Erreur fatale! Tous les Allemands ne sont pas comme ça… Cologne est une belle ville, typique de ce style “maison de poupée” des villes reconstruites après la guerre - avec en plus une cathédrale bien connue de tous, qui a beaucoup, beaucoup de marches mais offre une vue imprenable sur le marché de Noël. Mais c’est une autre histoire.
Voici la version abrégée de l’étude socio-ethnologique de 500 pages que je ne manquerai pas d’écrire quand je serai enfermée dans 3 m² sans espoir d’en sortir: les Parisiens sont des parangons de politesse dans les transports en commun.
Un myhte s’est effondré. poli, les Allemands? Surement. Mais alors Cologne est au Pérou. Oui, certes, les Parisiens sont un peu rudes. Oui, ils se lèvent 5 stations avant de descendre et bloquent le passage pour tout le monde pour être certains de descendre en premier*. Mais…
Mais ils se lèvent pour laisser asseoir les vieilles dames, quoi qu’on en dise. Ici, j’ai vu un type se précipiter pour prendre une place avant la femme enceinte avec son petit de deux ans dans les bras.
Mais, même de mauvais coeur, ils laissent les gens descendre. Certes, ils essaient de monter en même temps si c’est possible, mais on réussit toujours à descendre avant la station suivante…à Paris du moins…
Mais ils s’excusent quand ils vous roulent sur les pieds avec la pousette, ou qu’ils vous marchent dessus. Enfin, la plupart du temps. S’ils s’en rendent compte, du moins. Et qu’ils sont de bonne humeur. Et jamais le lundi à 7 heures, mais ça se comprend.
Alors d’où vient cette réputation de droiture et de politesse?
Et bien, si le Colognais (Colognois? Colon? Cologniant?) de base se comporte comme un babouin à qui on aurait volé sa banane (dans les transports, s’entend), il est néanmoins d’une courtoisie alambiquée mais sans faille.
Il vous vouvoiera toujours en vous insultant (pour avoir essayé de descendre avant qu’il monte, par exemple.)
Il achètera toujours un ticket pour son trajet (même s’il faut, pour accéder à l’automate, éliminer quelques obstacles gênants et inintéressants comme des enfants et des personnes âgées, et faire la queue si longtemps qu’il a dépassé sa station depuis 10 minutes).
Il sera toujours prêt à vous aider à trouver votre station, puis votre chemin (mais pas à porter votre valise dans les escaliers, faut pas pousser).
Et surtout…
L’Allemand n’insistera pas pendant 20 minutes pour vous emmener boire un café.
Et pour cet acte de civisme, je leur dis merci.
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*Et il s’agit effectivement de descendre d’abord, et pas d’être pressé. Après vous avoir marché sur le pied pour descendre en premier, ce charmant monsieur avec sa valise marchera au pas de la tortue tout en bloquant soigneusement toute la largeur du couloir.