Sunday, October 8, 2006

Voir Tokyo et mourir (ou pas)

Apres la visite aux familles, une nouvelle semaine s’ecoula, et vendredi arriva.

 

Au programme, visite de Tokyo en compagnie de Floris, un des Yamasiens. Depart en bus le vendredi en fin de matinee, et 5 heures plus tard, ma premiere vision de Tokyo, des immeubles annees 70 authentiques, dans le style defini par des generations d’architectes comme “clapier a lapins”, dans de chaudes tonalites brune, marron, grise et blanc devenu jaune, le tout sous un ciel gris. Bref, je me sentais comme chez moi, on aurait dit Paris.

 

Mais Tokyo est une ville propre, comme a mes yeux le reste du Japon. On est prie de ne pas fumer dans la rue, et les gens n’y mangent pas, n’y boivent pas non plus, sans parler de l’absence de cette charmante coutume qui consiste a emmener son chien y faire ses besoins.

 

Nous commencons donc par nous precipiter a l’hotel “economie” que nous aovns reserve, un de ceux qui acceptent les dames. En effet, la plupart des hotels les moins chers sont soit des capsule hotel, soit des dortoirs, et la grande majorite n’accueillent que les hommes.

A l’arrivee, on me demande de remplir la petite fiche, puis de preciser si c’est Axelle ou D—, mon nom de famille. Visite express de mes quartiers, c’est-a-dire de ma chambre, environ 2 metres sur 2, mais climatisee et avec tele, woaw. Quand on connait la qualite de la tele japonaise, ca compte pas pour rien. Les douches sont au rez-de-chaussee, mais l’etage comporte un cabinet de toilette, des WC, et les indispensables distributeurs d’eau et de the vert.

Notre premier but du lendemain etait d’aller voir le marche au poisson, le plus grand du monde, supposement tres impressionant, que Floris n’avait pas vu voir lors de sa premiere visite qui tombait un jour ferie. Un coup d’oeil sur le calendrier nous informe que le samedi sera aussi ferie et qu’il peut donc se gratter en chantant le Traviata pour le voir. Oui, le Japon bat la France pour le nombre de jours feries. Tout arrive.

A la place, il me demande betement ce que j’aurais envie de faire, et en bonne HB, je reponds que je voudrais bien voir le quartier des librairies.

Nous commencons en fait le samedi par le parc d’Ueno, on passe assez rapidement sur les temples, y’en a marre au bout d’un moment, des temples, hein. Puis changement de parc, et visite du Yasukuni, le temple dedie aux victimes des guerres. Un endroit assez controverse, puisqu’y sont aussi enterres des criminels de guerre de la Seconde guerre mondiale, et que les soldats y sont eriges en divinites (ce qui n’a rien d’inhabituel dans un pays de culte shinto, cela dit). Les alentours du temple servent occasionnellement de terrain de jeux aux militants d’extreme-droite, mais ce jour-la, il n’y a qu’une danseuse, sur une scene en plein air.

A cote, le Musee de la Guerre, qui retrace tous les conflits armes du Japon. Ca en fait beaucoup. Comme c’est ceux que je connais le mieux, je m’interesse particulierement a leur version des evenements a partir de 1935…et c’est extremement instructif.

 

Apres une pause dejeuner bien meritee (et qui ne commence qu’a 14h), on repart enfin vers les librairies, mais je ne suis pas sure que ce passage vous passione, alors passons directement a la suite, le pause cafe, enfin, the vert dans un petit cafe a l’ecart des rues passantes, tres agreable et meme pas tres cher. Comme je ne me rappelle pas ce qu’on a fait ensuite, c’est probablement qu’on a juste deambule encore un peu, avant de rejoindre (apres s’etre perdus a peine deux ou trois fois) la tour qui abrite plein de bureaux gouvernementaux et offre, bien entendu, la meilleure vision panoramique plongeante de Tokyo. Mais on a fait vite, on etait en retard pour le rendrez-vous sushi avec Daniel, un autre hollandais, ex-etudiant Yamasa, qui trainait ses guetres de touriste dans la capitale. Un long diner et un verre plus tard, il etait temps de rejoindre le bus de nuit qui me ramenerait a Nagoya juste a temps pour rater mon tortillard. Une heure plus tard, donc a 6h15 le dimanche matin, je pris enfin ma correspondance et allais finir ma nuit, puis apprendre mes lots de grammaire pour le lundi. Ouf.

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